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Climat

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Une heure pour la Terre, c’est bien plus qu’éteindre la lumière

Jason Prince, blogueur invité et coordonnateur du développement des affaires chez Artez Interactive

Ma toute première expérience d’Une heure pour la Terre, c’est à Montréal que je l’ai vécue en 2011. J’étudiais à l’université McGill et je me suis joint à un groupe qui avait décidé de grimper au sommet du Mont Royal, et qui gardait les yeux fixés sur le centre-ville en attendant que l’Heure vienne où toutes les lumières de la ville s’éteindraient.

 

Le centre-ville de Montréal pendant Une heure pour la Terre, puis une fois les lumières rallumées. Photo avec l’autorisation de Jason Prince.

Lorsque l’Heure est arrivée, j’ai été, je l’avoue, un peu déçu du nombre de lumières qui sont demeurées allumées. Mais avec le recul, rien ne m’empêchera de participer de nouveau à Une heure pour la Terre cette année. Pourquoi?

Eh bien à mon avis, le groupe qui a grimpé le long d’une route glacée et s’est tenu ensemble pour braver le froid est bien plus important que le nombre d’édifices où les lumières ont été éteintes. Pour moi, l’événement a fait sens parce qu’il y avait là plus de 250 personnes qui y croyaient.

Je ne suis sans doute pas le seul à me sentir parfois impuissant à changer le cours des choses à l’échelle individuelle. Le réchauffement climatique en est le parfait exemple : je recycle et je fais mon possible à mon niveau, mais je n’ai pas l’impression que mon action a beaucoup d’impact à un niveau plus global.

Je dois dire, en revanche, que l’événement Une heure pour la Terre m’a fait prendre conscience que toutes ces personnes présentes autour de moi étaient aussi importantes que l’action de sensibilisation citoyenne que nous menions autour du réchauffement climatique. Cela m’a rassuré et j’ai pensé alors que les gestes que je pose au quotidien font partie d’un tout, qui devient en somme plus grand que la somme des parties.  Une heure pour la Terre a été pour moi l’antidote au découragement né de l’impression que l’action individuelle ne sert pas à grand-chose.

Mon heure pour la Terre cette année

Cette année, j’aborde l’événement Une heure pour la Terre armé de nouvelles attentes. J’ai bien sûr très hâte de voir combien de lumières s’éteindront, mais surtout, j’ai hâte de voir tout le monde présent et de sentir encore une fois la force qui se dégage du nombre et de l’énergie qui circule dans un groupe, et de penser que cette énergie circule ailleurs à travers la planète.

Pour moi, c’est le sens premier d’un événement de ce genre. C’est là que chaque geste individuel se nourrit d’un autre geste individuel. La force du nombre. Au-delà des lumières allumées ou éteintes, la raison d’être de cet événement c’est de prendre le temps de constater et réfléchir au pouvoir d’un mouvement où chaque geste peut se multiplier à l’infini.

J’ai très hâte à samedi!

Une heure pour la Terre – Nous vous invitons cette année à célébrer sur l’Esplanade de la Place des Arts dès 20 h! Ce samedi 31 mars 2012, soyez de la partie !