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Actualités, opinions et analyses des employés et partenaires du WWF relatant leur travail à créer des solutions aux problèmes de conservation auxquels est confrontée notre planète.


Le grand nettoyage des rivages, le point de vue d’une nageuse

Écrit par Valérie Hould-Marchand, grande championne du Grand nettoyage des rivages et médaillée olympique en nage synchronisée

La nage en eau libre est une expérience relativement nouvelle pour moi. Bien sûr, je suis quasiment née avec un maillot de bain, mais la piscine et la « vraie » eau, ce sont deux mondes bien différents. Dans une piscine, je suis infatigable, mais nager en eau libre c’est plus fatigant. L’eau est froide, il faut s’habituer à la combinaison, et il faut adapter sa technique, et mon endurance s’en ressent. Mais la vraie raison, c’est que je ne suis pas du tout à l’aise en eau libre.

Je suis toujours très nerveuse quand je vais nager à l’extérieur. Je me mets à l’eau, j’en ressors, j’y retourne, bref le petit manège dure quelque temps avant que j’arrive à plonger et à y aller pour de bon. La simple idée de nager en eau profonde où ça grouille de vie me stresse. Au fil des ans, j’ai appris à vivre avec cette crainte viscérale, mais je m’y confronte de nouveau chaque fois que je mets le bout de l’orteil à l’eau. Et comme je ne suis jamais totalement détendue, je me fatigue rapidement.

La plage de Valérie Hould-MarchandPhoto : Valerie Hould-Marchand

J’ai la chance de vivre au bord du lac Ontario, où je vais nager tous les étés. Et quand je suis dans ce lac si calme et si beau, je suis consciente d’accéder à un autre monde que le mien, un monde que je dois respecter.

Le lac est si calme que j’ai souvent l’impression d’être toute seule dans l’eau, alors que je sais bien que vivent là quelque 85 espèces de poissons, diverses espèces d’amphibiens et de reptiles. Quand je croise une bête, je fais de mon mieux pour ne pas la gêner ou l’effrayer (mais moi, j’ai le cœur qui bat la chamade!). Ce qui me dérange le plus, c’est de trouver des bêtes empêtrées dans les déchets que nous, humains, laissons traîner dans l’environnement, alors que ce serait si facile d’éviter ce genre de situation si chacun d’entre nous prenait la peine de se ramasser afin de garder nos berges et nos cours d’eau propres.

Je propose donc que, l’automne prochain, nous fassions tous notre part en participant à la 20e édition du Grand nettoyage des rivages canadiens, la grande corvée organisée conjointement par l’Aquarium de Vancouver et le WWF-Canada. C’est simple, vous n’avez qu’à vous inscrire au Grand nettoyage des rivages pour aller nettoyer un petit bout de rivage, qui s’ajoutera à un autre bout de rivage, afin que nous préservions tous ensemble la beauté et la santé de nos berges partout au Canada. Mais pourquoi attendre à l’automne! Il n’y a qu’à ramasser les déchets que l’on trouve au cours de nos promenades le long de nos cours d’eau.

 

Valérie Hould-Marchand a fait pendant 15 ans de la compétition en nage synchronisée et a connu une belle carrière. Elle est notamment médaillée d’argent des Jeux olympiques d’été de 1996, et médaillée d’or des Championnats du monde juniors de 1995, des Jeux du Commonwealth de 1998 et des Jeux panaméricains de 1999.