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Bâtir un monde où les humains pourront vivre en harmonie avec la nature


Plus de 42 000 voix en faveur de l’ours polaire!

L’intérêt pour les ours blancs s’étend bien au-delà des frontières de leur habitat polaire. Lorsque nous avons demandé aux sympathisants du Fonds mondial pour la nature de remercier les états de la région de l’Arctique pour leurs efforts de conservation des ours polaires et leur demander de continuer de mener la lutte pour sauver l’espèce, le message s’est répandu comme une traînée de poudre à travers la planète – du Groenland à l’Argentine et de l’Espagne à l’Australie. Plus de 42 000 personnes ont signé la lettre, et nous sommes à Moscou aujourd’hui pour remettre cette carte de remerciements aux leaders environnementaux des cinq pays arctiques où vivent les ours blancs – Canada, Groenland (Danemark),  États-Unis, Norvège et Russie.

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Jim Leape, directeur général du  WWF International, au Forum international sur la conservation des ours polaires 2013 © WWF

On comprend facilement pourquoi l’ours polaire frappe notre imaginaire, où que l’on soit sur la planète. Emblème de l’Arctique, ce prédateur puissant est parfaitement adapté à la vie dans des conditions parmi les plus dures sur terre.

Pour nombre de personnes, l’ours blanc symbolise les espèces menacées. Mais sa situation n’est pas sombre à tous égards. De fait, il est présent partout dans le pôle et occupe grosso modo son territoire initial, et selon les estimations la population serait de 20 000 à 25 000 individus.

Le défi que doivent relever les états arctiques est donc de faire en sorte que la situation ne se dégrade pas. Or la plus grande menace à la survie de l’ours polaire est le réchauffement climatique et l’on prévoit un recul drastique de la banquise – habitat naturel et essentiel de l’ours – au cours des prochaines décennies. De fait les prévisions suggèrent que d’ici 2040 il ne restera plus qu’une bande de glace d’été le long de la côte nord du Canada et du Groenland – c’est ce qu’on appelle le Dernier refuge de glace. En outre, le retrait des glaces ouvrira la voie à plus de développement industriel et davantage de navigation en Arctique, et de plus en plus loin au nord.

Comment les pays de l’ours polaire pourront-ils aider l’espèce à s’adapter et à prospérer? Ils devront prendre de saines décisions de gestion, fondées sur des données scientifiques valables. Or nous avons peu d’information sur plusieurs populations d’ours polaires dans le monde. Combien d’individus comptent les populations sous-étudiées? Quel est leur état de santé? Leur nombre fluctue-t-il au fil des ans? Nous demandons aux états arctiques de faire de telles recherches une priorité dès maintenant.

Évidemment, la recherche et la gestion ne suffiront pas à sauver l’ours polaire si son habitat disparaît de la surface de la Terre. Pour maintenir les populations d’ours polaires en santé à long terme nous devrons tous – pas seulement les nations arctiques – investir dans les énergies renouvelables. Heureusement pour l’ours blanc, il y a pas mal de monde dans le monde qui s’intéresse à son sort.

Vous voulez appuyer le travail de conservation du Fonds mondial pour la nature? Participez à notre campagne Habitat arctique et voyez votre don doubler! En effet, la compagnie Coca-Cola s’est engagée à verser le montant équivalent des dons versés avant le 15 mars 2014, à concurrence de 1 million de dollars US (campagne au Canada et aux États-Unis). Donnez sans tarder pour ne pas rater cette chance de doubler votre impact!