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Cinq raisons de protéger le bassin versant Paix–Athabasca

Chaque mercredi soir à 20 h, regardez le WWF Water Wednesdays sur la chaîne de télévision anglophone Love Nature pour en apprendre plus sur les enjeux de conservation liés à l’eau à travers le monde.

Par Jenna Wootton

Le bassin versant Paix–Athabasca est l’un des plus grands deltas intérieurs au monde. Cette zone humide est l’habitat de plus de 40 mammifères et 20 espèces de poissons, mais elle est surtout reconnue comme une aire de nidification et d’élevage pour des centaines d’espèces d’oiseaux.

Vous n’êtes toujours pas convaincue de son importance? Alors voici cinq raisons de plus qui vous convaincront de l’importance de protéger le bassin versant Paix–Athabasca.

  1. Un des plus grands deltas intérieurs au monde

Les rivières, lacs, ruisseaux et marais qui forment le delta de Paix–Athabasca totalisent 6 000 km2. C’est plus que sept fois la taille de la ville de Chicago, qui ne fait que 835 km2.

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Région du delta de Paix–Athabasca, Alberta, Canada. © WWF-Canada / Tony MAAS

  1. Jusqu’à un million d’oiseaux traversent le delta en automne!

Le delta de Paix–Athabasca est l’un des sites de nidification et d’élevage les plus importants pour les oiseaux aquatiques sauvages en Amérique du Nord. Ainsi, c’est un endroit incontournable pour les observateurs d’oiseaux. Au printemps, jusqu’à 400 000 oiseaux traversent la région et ce nombre peut grimper jusqu’à un million à l’automne. Parmi les espèces qu’il est possible d’observer, mentionnons le cygne siffleur, l’oie des neiges ainsi que l’oie de Ross, espèce très rare.

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Oie de Ross (Chen rossii) Par DickDaniels (http://carolinabirds.org)

  1. Certaines de ces espèces d’oiseaux sont menacées

Le delta est aussi le site de nidification du faucon pèlerin, reconnu comme une espèce menacée au Canada. Une des raisons expliquant le déclin historique de cet oiseau de proie est sa très grande sensibilité face aux polluants chimiques tels que les pesticides organochlorés. Ce faucon n’est malheureusement pas la seule espèce menacée observable dans la région du delta. C’est aussi l’habitat des dernières grues blanches à l’état sauvage dans le monde.

Pereguine falcon (Falco peregrenus)

  1. Le delta de Paix–Athabasca a une renommée internationale

Depuis 1982, le delta de Paix–Athabasca fait partie de la liste des zones humides d’importance internationale de la Convention de Ramsar avec 2000 autres zones humides sur la planète. C’est très représentatif de sa capacité à accueillir des centaines d’espèces d’oiseaux, dont certaines sont menacées, ainsi qu’une population de bisons en santé. En effet, on retrouve dans le delta quelques-unes des plus vastes zones de pâturage d’herbacées et de carex encore intactes en Amérique du Nord, ce qui en fait un refuge pour des milliers de bisons des bois.

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Bison des bois (Bison bison athabascae), Parc national Wood Buffalo, Canada. © Ansgar Walk

  1. La rivière Athabasca coule à travers les sables bitumineux

La rivière Athabasca, une des rivières principales du bassin versant, prend sa source d’un glacier provenant du champ de glace Columbia, coule ensuite sur 1 538 km au nord-est puis se déverse dans le delta Paix–Athabasca. Bien que le cours supérieur de la rivière soit protégé parce qu’il est situé dans le parc national de Jasper, le cours inférieur de la rivière Athabasca n’a pas cette chance. Avant de rejoindre le delta, la rivière doit supporter des rejets provenant des sables bitumineux, fragilisant considérablement la santé de la rivière.

The Athabasca River flows by the oil sands in Alberta, Canada.

La rivière Athabasca coule à travers les sables bitumineux en Alberta, Canada. © Mike Ambach / WWF-Canada

Pour avoir les détails sur la santé et les menaces de ce bassin versant, et des autres grands bassins versants au Canada, consultez les Rapports sur les bassins versants du WWF.