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Bâtir un monde où les humains pourront vivre en harmonie avec la nature


Deux alliés puissants se joignent au WWF pour l’Arctique

L’Arctique représente 40 % de la masse territoriale du Canada, 2/3 de notre littoral ainsi qu’une grande partie de notre identité nationale. Mais il ne nous appartient pas totalement. Nous partageons ce vaste territoire avec les États-Unis et six autres nations. C’est pourquoi il est fondamental de partager aussi nos efforts pour trouver un point d’équilibre entre la durabilité environnementale et les bénéfices pour les communautés.

C’est ce qui rend la récente visite de Justin Trudeau à Washington si importante pour l’Arctique. Et pour le travail du WWF-Canada.

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Le premier ministre canadien et le président des États-Unis Barack Obama se rendent à la conférence de presse qui a lieu dans le Rose garden, Washington D.C., 10 mars 2016. Photo officielle de la Maison Blanche par Lawrence Jackson).

Ensemble, le Canada et les États-Unis détiennent plus de territoire arctique que n’importe quel autre pays. Après s’être rencontrés la semaine dernière, Trudeau et le président des États-Unis Barack Obama ont dévoilé les engagements reliés à leur vision d’une gestion durable pour la région. Et ces engagements s’alignent sur le travail de conservation du WWF-Canada en Arctique.

Voici ce que le Canada et les États-Unis veulent amorcer, et ce que le WWF-Canada fait pour leur démontrer que leurs ambitions sont réalistes.

Le Canada et les États-Unis veulent protéger au moins 17 % des zones terrestres et 10 % des zones maritimes d’ici 2020.

Le WWF-Canada a identifié les aires terrestres et marines les plus vulnérables nécessitant une protection. Nous travaillons aussi à l’obtention des protections nécessaires.

Le Canada et les États-Unis veulent établir en 2016 un objectif ambitieux de conservation pour l’Arctique, basé sur les connaissances scientifiques et traditionnelles des Autochtones et non-Autochtones.

Le travail du WWF-Canada est orienté selon les meilleures sources scientifiques et de savoirs traditionnels provenant des communautés inuites de l’Arctique. Par exemple, nous soutenons la communauté de Chesterfield Inlet sur la côte ouest de la baie d’Hudson au Nunavut dans leurs revendications à propos du transport maritime lors de la Commission d’aménagement du Nunavut.

Le Canada et les États-Unis veulent créer des couloirs de navigation à faible impact.

Le WWF-Canada développe des pratiques de navigation à faible impact en Arctique. Nous travaillons avec les navigateurs pour développer et propager de meilleures pratiques de navigation et pour créer une meilleure compréhension des conséquences d’une éventuelle catastrophe maritime.

Le Canada et les États-Unis veulent des stocks de poissons abondants dans l’Arctique et une pêche commerciale durable fondée sur la science.

Le WWF-Canada participera au développement d’au moins trois pêches côtières artisanales gérées par les communautés d’ici 4,5 ans afin de favoriser le développement de ces collectivités.

Le Canada et les États-Unis s’engagent à adopter une approche scientifique pour le secteur du pétrole et du gaz.

Le WWF-Canada effectue actuellement des recherches sur l’utilisation d’agents dispersants en tant que mesure permettant d’atténuer la destruction de la nature et des habitats lors de déversements potentiels d’hydrocarbures. Les résultats préliminaires indiquent que les risques liés à cette solution sont pires que le problème en soi.

Le Canada et les États-Unis veulent intégrer les sources alternatives d’énergie renouvelable pour remplacer l’alimentation des communautés arctiques avec des génératrices diesels-électriques.

Le WWF-Canada est sur le point de terminer au moins trois projets sur les énergies propres à échelle communautaire. L’objectif est de démontrer qu’il est économiquement possible pour ces communautés de se départir de la dépendance aux génératrices qui fonctionnent aux énergies fossiles, mais aussi pour les 250 autres qui s’approvisionnent de la sorte présentement au Canada.

Le Canada et les États-Unis veulent aborder les risques que posent l’utilisation de mazout lourd et les émissions de noir de carbone provenant du transport maritime arctique.

Le WWF-Canada a récemment mené une étude sur la navigation et les combustibles qui met à jour les alternatives viables aux combustibles fossiles. La semaine prochaine, je me rendrai au Sommet sur la navigation en Arctique (Arctic Shipping Summit) afin de présenter aux transporteurs arctiques la façon d’opérer cette transition et la raison qui sous-tend cette transformation.

L’Arctique canadien est un lieu unique en conservation. À quel autre endroit dans le monde avons-nous cette opportunité de protéger un territoire qui est de bien des façons encore intacte, avec des espèces et des communautés vivant dans des écosystèmes qui ont à peine été altérés par l’activité humaine?

Nous avons la chance d’apprendre de nos erreurs et des expériences du passé afin de remettre les choses en place. Ceci doit se faire avec une planification à long terme intelligente fondée sur les savoirs scientifiques et traditionnels.

Peu d’endroits dans le monde offrent cette opportunité. Je suis plus optimiste que jamais sur nos chances de réussite, maintenant que les gouvernements du Canada et des États-Unis partagent plusieurs objectifs du WWF-Canada.