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Plan 2014 : un bond en avant pour les espèces du Saint-Laurent et du lac Ontario

C’est un moment historique pour la conservation de l’eau douce au Canada.

Près de deux ans après la soumission du Plan 2014 par la Commission mixte internationale, créée afin de gérer de façon plus adéquate le niveau et le débit du fleuve Saint-Laurent et du lac Ontario, le Canada et les États-Unis s’entendent sur son adoption. Ce sera la plus grande initiative de restauration d’écosystème dans l’histoire du Canada, rétablissant le débit naturel du fleuve et du lac, restaurant plus de 26 000 hectares de milieux humides, augmentant la production d’hydroélectricité et augmentant la résilience de centaines de kilomètres de côtes dans les deux pays.

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Fleuve Saint-Laurent © Jupiter Images

Il s’agit d’une étape cruciale vers une amélioration de la santé du fleuve Saint-Laurent et du lac Ontario.

La variation naturelle des niveaux et débits de l’eau est une composante essentielle pour la santé et la résilience des écosystèmes. Pendant 50 ans, le plan de gestion actuel se concentrait cependant sur la conversion de nos lacs et fleuves en autoroutes ou voies maritimes, sans tenir compte des besoins cycliques de la nature. Le résultat : cinquante ans de perte et de dégradation d’habitats.

C’est en 2011, dès le début du processus, que nous nous sommes impliqués. Le Plan 2014 était ce que nous pouvions faire de mieux pour la santé des habitats côtiers pour les espèces qui en dépendent, tout en équilibrant les besoins des plaisanciers, des propriétaires, de l’industrie maritime et des autres utilisations.

Nous avons soutenu le plan 2014 (en anglais) depuis des années, en :

  • Établissant des ponts entre les communautés;
  • Engageant un dialogue multilatéral à Québec pour travailler selon diverses perspectives et développer une compréhension commune des bénéfices et opportunités du Plan 2014;
  • Témoignant à la Commission mixte internationale (en anglais) pour partager avec eux nos connaissances à propos du fleuve Saint-Laurent et de son écosystème;
  • En rencontrant à maintes reprises les bureaucrates, politiciens et partenaires binationaux pour s’assurer que les renseignements basés sur les faits soient partagés avec le public et les preneurs de décisions.

Et, nous faisons appel à vous. Vous nous avez aidés à faire connaître l’urgence et l’importance du Plan 2014. Les sympathisants du WWF-Canada ont même fait des soumissions à la Commission mixte internationale durant la période de questions du public. Ensemble, depuis les deux dernières années, nous sommes plus de 36 000 individus, 57 organisations et 39 chefs d’entreprises à nous être battus pour voir ce plan adopté.

Maintenant, nous devons encourager les deux gouvernements à agir rapidement pour mettre en œuvre le plan afin de freiner la dégradation de cette région, déjà endommagée par l’altération des débits, la surutilisation de l’eau, la fragmentation de l’habitat, la pollution et les espèces envahissantes.

Nous nous attendons à voir un système de gouvernance transparent et diversifié, qui reflète les intérêts de toutes les parties prenantes, ainsi qu’une surveillance à long terme afin d’évaluer l’impact du plan et la capacité d’adapter la gestion au besoin.

Mais pour l’instant, avec vous, nous célébrons ce succès. Le Plan 2014 est un exemple exceptionnel du pouvoir de la patience et de la persévérance, combinées à la recherche, aux données et au partenariat à long terme, bâti avec différents secteurs, pour l’amélioration d’un écosystème crucial. Ce résultat démontre qu’il est possible de créer des mesures en conservation qui bénéficient à la fois aux espèces d’eau douce et à leur habitat, aux communautés locales et à l’industrie.