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Bâtir un monde où les humains pourront vivre en harmonie avec la nature


Des bénévoles pataugent en pleine rivière au nom de la science

Quatre bénévoles sont récemment devenus des citoyens scientifiques en enfilant des bottes-pantalons imperméables et des gants, avant de se jeter à l’eau dans la rivière des Outaouais pour collecter des invertébrés benthiques – des insectes! Menés par les experts de Living Lakes Canada, les bénévoles Amy Ede, Brennan Doherty, Eliza Ali et Jason Pearman ont rejoint David Miller, président du Fonds mondial pour la nature, pour pratiquer sur la terre ferme le jeu de jambes nécessaire à la collecte des insectes, avant de s’aventurer dans les rapides Remic et faire leur part pour l’évaluation de la santé du bassin versant de la rivière des Outaouais.

Un filet adéquat, des gants et un contenant d’échantillonnage sont nécessaires pour faire la collecte d’invertébrés benthiques.

Les représentantes de Living Lakes Canada, Heather Leschied et Raegan Mallinson, démontrent les techniques de collecte appropriées.

 

Les bénévoles pratiquent la technique du coup de pied – ce qui implique principalement de donner des coups de pied en faisant le twist en amont du filet pour déloger les insectes du lit de la rivière. Ces petits insectes peuvent nous en révéler beaucoup. En les identifiant et en les comptant, nous pouvons mieux comprendre l’état de santé de l’ensemble du bassin versant. Dans certains cas, leur présence (ou leur absence) peut indiquer l’état de santé d’une rivière.

 

Les espèces indicatrices comme les plécoptères et les trichoptères sont très sensibles aux polluants et à d’autres changements qui influencent la santé des écosystèmes aquatiques. Trouver ces insectes dans le filet est un très bon signe. Nos récents rapports sur les bassins versants et Planète vivante Canada ont mis en évidence de graves lacunes en matière de données sur les invertébrés benthiques tout en soulignant l’importance, pour nos divers paliers de gouvernement, d’avoir accès à ce type d’informations afin de prendre des décisions basées sur des preuves – pour une meilleure gestion de l’eau douce.

Le biologiste Donald Bains, d’Environnement et Changement climatique Canada, inspecte un échantillon et le conserve pour une analyse. Lorsque nous avons parlé de ce nouveau programme de surveillance à la ministre fédérale de l’Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna, elle a déclaré que son ministère s’est engagé à évaluer la santé des écosystèmes aquatiques à travers le pays. « Nous accordons notre expertise scientifique et technique en soutien à l’initiative du WWF-Canada, et pour assurer des rivières et des lacs plus propres pour nous-mêmes, nos enfants et nos petits-enfants », a-t-elle précisé.

Les échantillons recueillis par les bénévoles seront analysés en laboratoire pour guider la prise des décisions de conservation des bassins versants. Dans le passé, l’analyse d’un échantillon devait être effectuée à la main par un taxonomiste. Grâce à la nouvelle technologie d’ADN environnemental (ADNe) de l’Université de Guelph, les échantillons peuvent être analysés beaucoup plus rapidement et fournir des données avec un niveau de détails inégalé.

De retour sur la terre ferme, après avoir examiné leurs échantillons – qui comprenaient de nombreux plécoptères, trichoptères et même un poisson – l’enthousiasme contagieux des bénévoles a rapidement atteint les gens qui passaient à proximité. Deux cyclistes et un piéton qui passaient par là se sont arrêtés, intrigués, et ont reçu une courte formation et des bottes-pantalons! Ellen Kammermayer, Paul O’Brien et Edna O’Brien étaient bien heureux de pouvoir participer à l’initiative.

 

Le test des rapides Remic, sur la rivière des Outaouais, était le premier d’une importante série d’actions réalisées dans le cadre du nouveau programme communautaire national de surveillance de l’eau douce du WWF, qui pourra compter sur des bénévoles de partout au pays pour fournir des données scientifiques de qualité pour le suivi de nos écosystèmes d’eau douce. En partenariat avec Living Lakes Canada, Environnement et Changement climatique Canada et l’Université de Guelph, ce programme sera bientôt disponible dans bassin versant près de chez vous.

Restez à l’affût pour connaître les détails et savoir comment vous impliquer! Si vous ne pouvez pas attendre, tendez-nous une perche au watershedreports@wwfcanada.org .