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Bâtir un monde où les humains pourront vivre en harmonie avec la nature


Le moyen le plus simple de se rendre du point A au point B

Troisième partie de notre série de blogues entourant la Journée nationale de la p’tite laine Trois trucs faciles pour économiser l’énergie et sauver le climat de notre planète.

Saviez-vous que si chaque automobiliste au Canada laissait sa voiture à la maison une seule petite journée par mois, cela équivaudrait à retirer de la route pas moins de 200 000 autos par année? Eh oui, juste une journée à travailler de la maison ou à utiliser les transports en commun!

Voilà un des nombreux moyens à la portée de chacun pour contribuer à la réduction de l’impact climatique du transport au Canada. Quand on sait que le transport routier représente à lui seul 30 % des émissions de GES au Canada, on ne peut pas se permettre de négliger le moindre moyen de se rendre plus efficacement du point A au point B.  Et heureusement, presque toutes les options de transport durable sont, ou peuvent être, plus efficaces, plus saines et moins polluantes que la voiture traditionnelle à essence.

Calgary, AlbertaTrain léger sur rail à l’électricité éolienne, du réseau de transport collectif de Calgary, roulant tandis que les voitures sont immobilisées, Calgary, Alberta. © Michael Buckley / WWF-Canada

Évidemment, la solution la plus simple au problème d’émissions de GES serait de laisser la voiture à la maison pour de bon, mais pour bien des gens, ce n’est pas encore possible. Alors pour ceux qui ne peuvent se passer d’une voiture, pourquoi ne pas envisager la version électrique, moins polluante? Rappelons que le moteur du véhicule électrique (VÉ) transfère 75 % de l’énergie de la batterie aux roues, alors que le moteur traditionnel à combustion interne n’arrive à convertir que 20 % de l’énergie produite en mouvement. Toute une différence, non? Imaginez en plus que votre électricité est produite à partir de sources renouvelables et propres!

Au WWF-Canada, outre notre action en faveur d’une augmentation des énergies renouvelables, nous demandons aux gouvernements d’investir davantage dans le soutien au transport en véhicules électriques et les infrastructures qui les accompagnent – installation d’un nombre accru de bornes de recharge et incitatifs à l’achat de VÉ. Notre objectif? 30 000 bornes de recharge publiques et en milieu de travail d’ici 2020, et des programmes incitatifs dans un plus grand nombre de provinces – pour le moment de tels programmes ne sont offerts qu’au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique. Allez jeter un coup d’œil pour voir où se situe le Canada par rapport à l’objectif de 600 000 VÉ sur les routes d’ici 2020.

Electric cars, COP15, Copenhagen, DenmarkVoitures électriques faisant le plein  à l’extérieur du centre Bella, en attendant les clients à amener à Copenhague. COP 15, Conférence des Nations-Unies sur le réchauffement climatique, Copenhague, Danemark.
© WWF-Canon / Richard Stonehouse

Il faut également, pour que les gens aient davantage d’options de rechange à la voiture, que nos gouvernements investissent davantage dans le réseau de transport collectif, et mettent en place les mesures incitatives qui encourageront les gens à l’utiliser. Ce n’est pas un sacrifice ni même difficile d’utiliser les transports collectifs lorsque le réseau est bien planifié, accessible, abordable et pratique. De fait, cette option s’avère moins chère, plus rapide, plus sécuritaire et bien plus pratique que l’automobile.

En fin de compte, le transport durable ne se résume pas à l’abandon total de la voiture – quoique pour ceux qui le peuvent, c’est encore ce qu’il y a de plus économique. Les choix que nous faisons sont étroitement liés à l’endroit où nous habitons et travaillons – lorsqu’on vit dans un grand centre, on a bien sûr davantage de choix et il est plus facile de se passer de la voiture que si on vit en région. Il faut donc explorer les diverses solutions qui nous sont offertes là où l’on vit pour nous déplacer facilement et confortablement, dans une perspective de réduction de notre consommation d’énergie. Il nous faut également encourager nos gouvernements à investir de manière à nous proposer plus d’options et à nous permettre de faire les bons choix!

Merci à tous ceux et celles qui ont participé à la Journée nationale de la p’tite laine!  D’ici la prochaine édition, continuons d’économiser l’énergie et demandons à nos décideurs de faire de même! Vous voulez en savoir plus sur les enjeux entourant le réchauffement climatique et l’énergie? Suivez nos blogues et préparez-vous à l’édition 2014 d’Une heure pour la Terre le 29 mars prochain!