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Bâtir un monde où les humains pourront vivre en harmonie avec la nature


Menaces envers les ours polaires : les chiffres

La fonte drastique de la banquise en Arctique circumpolaire est un des effets marqués des changements climatiques. Or, l’ours polaire dépend de la banquise pour chasser, s’accoupler, se promener et vivre. C’est pourquoi l’Union mondiale pour la conservation de la nature (UICN) a identifié l’ours polaire comme une espèce vulnérable.

Polar bear (Ursus maritimus) in snow, Canada.

Ours polaire (Ursus maritimus) dans la neige, Canada. © J. D. Taylor / WWF-Canada

Si l’on ne parvient pas à enrayer les changements climatiques, les scientifiques prévoient un déclin des populations. La banquise arctique fond à présent à un rythme de 13,4 % par décennie. En janvier 2016, la banquise a atteint son point le plus bas jamais enregistré. Dans une analyse datant de 2011, il a été estimé que si la rupture des glaces au printemps arrivait un mois plus tôt que dans les années 1990, alors de 40 à 73 % des ours polaires femelles dans l’ouest de la baie d’Hudson pourraient ne plus pouvoir se reproduire.


Le travail de conservation du WWF en Arctique vise la protection de l’ours polaire à travers la recherche, l’engagement communautaire et les négociations politiques. En 2015, nous nous réjouissions de la mise sur pied du tout premier plan mondial de protection de l’ours polaire. Pour en apprendre davantage sur le travail du WWF-Canada en Arctique et sur la façon de soutenir nos projets de conservation, visitez Habitat arctique.


Mais cette triste histoire n’est pas encore figée dans la glace! En fait, dans la majorité des cas, les populations d’ours polaires sont stables pour le moment. Voici donc quelques faits sur le statut actuel de l’ours polaire qui rendent les actions gouvernementales de lutte aux changements climatiques si importantes pour cette espèce.

19 – Nombre de sous-populations d’ours polaire trouvant refuge en Arctique, de la mer de Laptev en Russie jusqu’au détroit Davis au Canada.

26 000 – Nombre estimé d’ours polaires en liberté. Les 2/3 vivent au Canada.

7 – Nombre de sous-populations stables ou qui augmentent au Canada. Six sont stables et une augmente en nombre.

3 – Nombre de sous-populations en déclin. En 2009, sept sous-populations se trouvaient en déclin, comparativement à trois aujourd’hui, la plupart se trouvant au Canada.

9 – Nombre de sous-populations auxquelles nous devrions consacrer plus de recherches. Actuellement, nous en savons que très peu à propos de ces neuf sous-populations, dont trois sont au Canada, à savoir si elles sont en déclin, stables ou si elles augmentent.

30 % – Prédiction de l’UICN pour le déclin en nombre des populations prévu d’ici 2050, dû aux changements climatiques.

 

A male and female Polar bear (Ursus maritimus) viewed from the Norwegian Polar Institute's Polar Bear Tracking Team helicopter. Svalbard, Norway.

Ours polaires mâle et femelle (Ursus maritimus) vus de l’hélicoptère de Institut Polaire Norvégien, Svalbard, Norway. © Magnus Andersen / Norwegian Polar Institute / WWF-Canon

 

Le WWF travaille sur le terrain en Arctique pour soutenir les populations d’ours polaires et ainsi assurer leur survie à long terme malgré les changements climatiques. Notre travail comprend :

– Soutenir la réalisation d’études sur comment la réduction de la banquise affectera la distribution des ours polaires dans l’archipel Arctique canadien.
– Aider à la mise en place et au financement d’un programme de surveillance et d’une patrouille d’ours polaires à Arviat, Nunavut, afin de réduire le nombre d’interactions conflictuelles entre l’humain et l’ours polaire.
– Travailler de pair avec les communautés locales et les gouvernements pour protéger les aires marines d’importance pour l’ours polaire, dont le Dernier refuge de glace et le détroit de Lancaster.


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