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Bâtir un monde où les humains pourront vivre en harmonie avec la nature


À la rencontre d’une femme qui participe à la survie des tigres

Sabita Malla est la principale responsable de la recherche pour le WWF-Népal. Elle passe la majeure partie de son temps dans les jungles du Népal, travaillant sur plusieurs projets impliquant la faune, dont une étude sur le rhinocéros asiatique à une corne, un recensement de population de crocodiles et de tigres à travers le pays et des opérations de surveillance des proies.

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Sabita explique comment fonctionne un piège photographique. © Heather Crochetiere / WWF-Canada

Son plus récent projet avec les tigres a eu lieu plus tôt cette année dans la région népalaise de Terai Arc, où son équipe et elle-même ont effectué un suivi de la région à l’aide de 140 pièges photographiques. Les résultats de ce projet fourniront de nouvelles estimations de population de tigres pour le recensement national qui sera publié en 2017.

Comment les citoyens aident

C’est le type de projet que nous, citoyens,  aidons en soutenant financièrement le WWF-Canada. « Grâce à votre soutien inestimable à travers le WWF-Canada, nous avons pu réhabiliter les populations de tigres et de leurs proies dans le parc national Banke », affirme Sabita Malla.

Cependant, l’augmentation du nombre de tigres apporte avec lui de nouveaux défis, particulièrement dans les zones tampons qui entourent les aires protégées. L’équipe de Sabita devra continuer ses efforts afin d’atteindre l’objectif du TX2, soit de doubler le nombre de tigres d’ici 2022.

« Je crois fermement que chacun de nous a un rôle à jouer pour sauver les tigres sauvages, lance la chercheure. »
Ce que vous pouvez faire pour aider

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Empreinte de tigre vue à l’extérieur de l’aire protégée au Népal. © WWF-Nepal / Sabita Malla

Une journée dans la vie de Sabita

Lorsque Sabita se rend sur le terrain pour surveiller les tigres, une journée typique débute pour elle en se levant vers 5 h pour débuter avec les populations de proies, qui requièrent six heures de son temps chaque jour.

Après une courte sieste, elle passe l’après-midi à regarder les pièges photographiques pour trouver toutes les photos de tigres captées et essayer de suivre leurs traces.

Tout comme nous avons tous des empreintes digitales différentes, chaque tigre a un type de rayures unique. Sabita doit donc analyser les images de chacun des tigres pour déterminer si les chercheurs ont déjà aperçu ou non ce tigre.

« Lorsque j’analyse les types de rayures des tigres, je me surprends souvent à souhaiter que les rayures soient différentes que celles qui ont déjà été analysées, raconte Sabita. Et lorsqu’en effet je me rends compte qu’elles sont différentes, je suis toujours vraiment contente! »

Un moment mémorable

Lorsqu’on lui demande quelle est l’expérience la plus mémorable sur le terrain, Sabita se souvient d’une nuit où, accompagnée de 10 étudiants bénévoles et de quatre citoyens scientifiques, elle a dormi à la belle étoile en plein milieu du parc national Banke. Ils étaient sur le chemin du retour d’une enquête de terrain et n’avaient pas pu se rendre jusqu’au campement avant la tombée de la nuit.

« C’était en 2010, et à cette époque, il n’y avait qu’une très faible population d’animaux sauvages dans le parc national Banke. Nous nous étions alors dit que c’était sécuritaire de dormir dehors », explique Sabita.

Ils ne prendraient probablement pas la même décision aujourd’hui, car les initiatives de conservation dans le parc ont permis l’augmentation des populations d’animaux sauvages. « Ça serait désastreux, dit-elle. Avec le nombre de tigres, de paresseux et d’éléphants dans le parc! »

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Sabita accompagnée d’une de ses équipes de terrain, après avoir installé des pièges photographiques dans le parc national Bardia, 2016. © WWF-Nepal / Samundra Subba